Luthiers
Luthier, Jean-Luc Robert, le facteur roulèr !

Ce n’est pas tout à fait son métier, mais c’est bien plus qu’une passion. Hommage aux traditions, les instruments de « Zanlik » Robert sont bien connus des musiciens de La Réunion. Entre bobre, sati, kayamb, pikèr et roulèr : tour d’horizon.
Il y passe ses week-ends et ses soirées ! Couvreur en charpente métallique la semaine, Jean-Luc Robert se mue en facteur d’instruments quand son métier lui laisse le temps. L’artisan n’est pas particulièrement musicien, mais il baigne depuis tout petit dans l’ambiance des servis’ kabaré, ces cérémonies dédiées aux ancêtres. En outre, il s’est longtemps étonné que les instruments traditionnels soient si peu représentés dans les événements consacrés à la musique locale. En vrai passionné, il a décidé d’y remédier.
« Je fais des roulèr depuis une quinzaine d’années pour les servis’ kabaré. Mais le véritable déclic a eu lieu en 2004, à l’occasion d’une exposition sur la musique péi. Il y avait peu d’instruments traditionnels et très peu de luthiers spécialisés. Je me suis lancé. »
En pur autodidacte, Jean-Luc apprend le métier tout seul, fait des recherches et développe son propre savoir-faire. Pour se faire la main, il rénove un roulèr presque centenaire légué par son beau-père, une merveille ! Depuis, son carnet de commande s’est étoffé. Intervenant agréé en milieu scolaire, Jean-Luc a également fait partie de la délégation invitée à la manifestation « La Réunion à Paris » en 2006 ; de quoi nouer quelques contacts utiles qui ont abouti notamment à la livraison de cinquante instruments à la Cité de la Musique dans le cadre d’un partenariat avec le rectorat de La Réunion.
Sur l’ile, beaucoup d’artistes font désormais appel à lui pour un sati, un bobre, un pikèr, un kayamb ou un roulèr. Ils connaissent sa légendaire méticulosité et le soin apporté au choix des matériaux ; une question de respect, pour l’instrument, l’artiste, les ancêtres et le son lontan. « Je travaille sur-mesure, ce qui nécessite de beaucoup discuter avec l’artiste. Une fois cernés ses croyances, ses interdits éventuels et la qualité du son souhaité, je sélectionne mes peaux. Pour un tambour malbar, ce sera de la chèvre. Pour un roulèr, ce sera du boeuf, plus épais, à la sonorité plus grave. Quant au bois, j’essaie de travailler avec des essences locales comme le letchi, le natte ou le tamarin des Hauts. Mais le plus souvent, je fais venir par container des fûts de chêne du Bordelais, plus résistant et plus facile à travailler. » Pour tester ses instruments, Jean-Luc peut compter sur ses enfants : Daniella et Luciano Robert. Membres du groupe « Loryzin’ nout’ zenès », ils ont inventé un style de maloya « décalé » dont on devrait très vite reparler. Ils ont déjà deux albums à leur actif.
Jean-Luc Robert (association Zenes Bélo) : 110, rue des Pinpins, à Saint-André (la Cressonnière). Contacts : 06 92 14 76 32 – robert21@orange.fr - www.myspace.com/zanlik974.
vos réactions
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Le vendredi 16 septembre 2011 à 22H04
Luthier, Jean-Luc Robert, le facteur roulèr !
bonjour a vous je me permet de vous demander si vous vendez des roulés pour la metropole en effet j habite a cote de la rochelle en france et je suis a la recherche d un roulé malbar j ai un petite associassion de percussions et je voulai acheter cet instrument pour faire connaitre voila pouvez vous me dire combien me couterai un roulé avec frais de port pour la france merci a vous cordialement


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