Styles musicaux

Ségas et musiques soleil

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  • Publié le 23 octobre 2009

Festifs, colorés et surtout populaires, les nouveaux ségas ont une place fondamentale dans le paysage culturel réunionnais. Retour sur les mécanismes de ce phénomène musical qui s’inscrit plus globalement dans celui des « Musiques soleil ».

L’appellation « Musiques soleil » regroupe globalement à La Réunion les musiques populaires qui évoquent une certaine « tropicalité ». On identifie de cette façon des genres d’importation plus ou moins récente comme le zouk, le reggae, le ragga ou le soukouss et ses dérivés, mais aussi le séga contemporain qui est porteur de l’identité locale et régionale. Il s’inscrit de fait souvent dans les mêmes contextes de diffusion (radios dites « soleil », discothèques, fêtes familiales…) et répond à quelques contraintes musicales similaires : il doit être dansant, festif et « populaire ». Au niveau des textes, le séga contemporain reste dans la continuité de ses thématiques historiques : chronique du quotidien, de la vie politique et de l’actualité socio-économique, chansons d’amour, de moquerie… Musicalement, l’évolution la plus marquante de ces dix dernières années est l’influence du « son » mauricien, de nombreux artistes/interprètes réunionnais enregistrant avec des orchestres de studio de l’île voisine. Dans les années 1990, qui furent essentiellement marquées par l’activité des quelques producteurs « phare » (Oasis, Discorama, Piros, Studio Mille Voix), la production de séga a vu l’apparition de nouveaux acteurs et de nouveaux artistes qui ont contribué à renouveler le genre. Toujours actifs, dans la production, la distribution et/ou la vente en ligne de musique soleil, Oasis, Discorama et Piros s’inscrivent aujourd’hui dans un paysage où l’autoproduction, la co-production et d’autres producteurs se sont implantés.

Une diffusion médiatique privilégiée

Ces nouveaux ségas font l’objet d’une exposition médiatique importante essentiellement sur certaines chaînes de télévision thématiques (Kanal Austral, Noot TV, Télé Kreol) et sur les radios FM. Pour comprendre cette particularité, on doit d’abord souligner l’importance très relative des musiques locales dans la play-list globale des radios. Certes RFO positionnée parmi les 3 radios ayant les plus grosses part d’audience* s’implique dans la valorisation des musiques locales (40% de leur programmation musicale). La Réunion compte plus de 30 radios associatives (regroupées pour beaucoup dans la Fédération des Radios Associatives de la Réunion - FAR) qui sont autant de portails pour la diffusion des musiques réunionnaises. Malgré cela, la diffusion de musiques locales sur les radios bute sur plusieurs difficultés : importance de Free Dom dans le paysage radiophonique (radio n°1, 37 % de PDA**, elle ne consacre que 10 à 15% de son antenne à la diffusion de musique) ; montée en puissance des radios de catégorie C (NRJ, Chérie FM) diffusant pour une large part des programmes nationaux ; éclatement et éparpillement des fréquences ce qui nuit à la mise en place de partenariats à l’échelle de l’île… Cependant, sur les radios diffusant de la musique locale, les musiques soleil ont su se tailler une part de choix. Sur RFO par exemple, André Maurice a beaucoup oeuvré pour la diffusion de ces musiques. Plusieurs radios de catégorie B dites « commerciales » notamment (Exo FM, Kreol FM, Radio Est Réunion…) se sont clairement positionnées sur ce créneau musical (90% de la programmation d’Exo FM qui représente 4 % PDA) à l’instar de certaines radios de catégorie A dites « associatives » (First Réunion, RIL..). Ces radios diffusent des ségas, sont partenaires de soirées, montent des opérations promotionnelles… Sur ces radios très appréciées des auditeurs, les ségas sont concurrencés par le ragga, le zouk et d’autres styles de musique soleil. Aussi le point essentiel de cette convergence entre ces radios et la musique séga réside surtout dans le fait que certaines stations en sont parfois productrices et utilisent leur grille de programme (et leur site Internet) pour promotionner leurs propres sorties – et parfois certains événements-.

Production à succès et distribution alternative

Outre cette proximité qui existe parfois entre la production et les médias, la production locale de séga et de musiques soleil est de plus en plus marquée par les modes alternatifs de distribution et de vente de CD : main à la main, fan club, porte à porte, vente sur les marchés forains etc. L’édition récurrente de compilations musicales ou de vidéoclips permet par ailleurs d’exploiter des chansons que l’on a peut-être plus de difficultés à vendre à travers les albums des artistes en solo. Enfin, la baisse des coûts de production des disques constitue semble-t-il une autre stratégie face à la baisse des ventes d’albums : l’enregistrement fréquent des accompagnements musicaux à Maurice et/ou l’utilisation de la programmation informatique ont permis de limiter les investissements tout en continuant à produire. Au final les ventes se maintiennent mais dans une moindre mesure. Les grosses sorties sauf exception atteignent jusqu’à 5000 exemplaires vendus contre 10000 il y a quelques années. Une vente réussie se situe, aux yeux des producteurs, entre 2500 et 5000 exemplaires. Ces derniers comme les artistes misent aujourd’hui essentiellement sur le « live » et des méthodes de diffusion originales. Diffusion live : proximité et convergence

De nombreux artistes de séga et de musique soleil sont sollicités pour animer des fêtes privées comme les mariages, baptêmes et communions. Ceci constitue, avec les spectacles dans les discothèques et les podiums des fêtes foraines, un des éléments clés de la pérennité de ce genre musical : le vedettariat de proximité. Le succès, et surtout la longévité, de certains artistes tient de fait en grande partie à leur capacité à jouer à la fois sur le tableau médiatique (présence sur les ondes, diffusion de clips sur Kanal Austral ou Noot TV) et sur la relation permanente avec le public (à travers leur disponibilité et leur adaptation à des contextes de performance différents). Cette inscription dans la durée trouve aussi sa source dans l’implication des producteurs de disques de séga sur le marché du spectacle vivant notamment via la vente de plateaux artistiques pour les podiums et autres événements : foire de Bras Panon, Fête de la plage, Fêtes de la Salette, Fête des Goyaviers, Fête des Lentilles…. Le succès de spectacles tels que la Fiesta Mauricienne (qui d’après Dominique Maillot aurait touché entre 40000 et 50000 spectateurs depuis sa création) et les concerts de Manyan, d’Apolonia ou d’Alain Ramanisum au Théâtre de Saint-Gilles montrent l’engouement que soulèvent ces musiques dans la population réunionnaise.

Les difficultés à l’export

A part quelques exceptions (comme François Dal’s qui connaît un certain succès aux Seychelles), le séga reste essentiellement ancré dans les pratiques sociales et l’économie insulaires. Il peine à s’exporter dans la zone Océan Indien. Sur ce point, la place occupée dans la zone par les ségatiers mauriciens est à prendre en considération. A La Réunion, le succès de spectacles comme la Fiesta mauricienne montre bien l’impact que les artistes mauriciens peuvent avoir à La Réunion. Il est cependant fréquent que certains ségas réunionnais à succès soient repris et adaptés à l’île Maurice. Récemment, la chanson « tube » de Mamo « Cafrine de miel » a ainsi fait l’objet d’un cover par José Pitchen. Michaêl Veeraragoo, le fils de Claudio, avait également repris en 2008 une chanson de Christian Grondin (Mon désir) sur son album « Sa nou séga ». Le fait que certains artistes mauriciens, comme Alain Ramanisum, aient développé leur carrière simultanément à Maurice et à La Réunion n’est certainement pas étranger à ces emprunts et reprises qui sont aussi une forme d’exportation de la musique réunionnaise. De même, en 2007, la collaboration entre Bruno Escyle, du groupe Apolonia, et Gérard Louis souligne bien le fait que, en dépit des difficultés rencontrés par les artistes réunionnais à sortir de l’île, le séga s’inscrit aujourd’hui dans une dimension régionale forte.

*L’audience de la radio dans les départements d’outre-mer Résultats janvier - juin 2009 (du 19 janvier au 21 juin 2009) Source : médiamétrie - métridom

**Part d’audience (PDA) Pourcentage d’audience d’une station de radio calculé par rapport à l’ensemble des audiences radio. La somme des parts d’audience de l’ensemble des supports est égale à 100 %.

  • Analyse

Managé et produit par Christian Grondin (Kryslo production), Analyse fêtera l’année prochaine ses 15 ans de carrière avec la sortie d’un nouvel album et une tournée en métropole. Si le groupe est surtout connu pour ses morceaux de « séga love » et son album « Désir de Tendresse » qui s’est écoulé à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires, Analyse a su au fil des années ouvrir sa musique à d’autres influences- malgaches notamment-. Organisé autour de 3 chanteurs, Donat, Jovanny et Anise, Analyse peut donner des concerts en formations réduites ou élargies à 12 musiciens et danseurs. Le groupe est encore très populaire aujourd’hui y compris auprès du jeune public. En témoignent le succès de ses derniers concerts et les ventes de son best-of sorti en 2007 et écoulé à 5000 unités.
Contacts : Christian Grondin 02 62 58 38 09

  • Apolonia

La carrière d’Apolonia est intimement liée à celle de son producteur et manager actuel Daniel Boisson et à sa structure JBE Mizik qui gère par ailleurs les intérêts de la chanteuse malgache Tiana. Le groupe a été fondé en 1991 par Bruno Escyle et a sorti près de huit albums, vendus chacun à plusieurs milliers d’exemplaires. Il a en outre donné près de 500 spectacles sur les scènes réunionnaises, régionales et métropolitaines. La musique d’Apolonia, marquée par la rythmique des ségas réunionnais, est aujourd’hui en recherche -en témoigne son dernier album « Mon L’univers » - de sonorités acoustiques avec l’introduction d’instruments tels que le banjo ou l’accordéon.
www.apolonia974.fr/litaines - Contacts : JBE Mizik 06 92 86 49 25

  • Le studio Volcan

Basé à Sainte-Anne, le studio Volcan occupe une place de choix dans le paysage phonographique réunionnais. Cette structure familiale a au départ été construite autour de Philippe Ichane (chanteur et guitariste) et du groupe Volcan. Elle enregistre et produit aujourd’hui Ti Barth, âgé de 9 ans et dont le succès a démarré en 2007 avec l’album « Fé roulé maman » ainsi que Toulou, ex-membre du groupe Orage, qui est aussi l’ingénieur du son du studio.
Plus d’infos www.studiovolcan.com- Contacts : 06 9270 74 64 ou assoc.volcan@wanadoo.fr

  • François Dal’s

Producteur, chanteur, danseur, costumier, distributeur : François Dals est un personnage haut en couleur et central du « séga soleil » à la Réunion. Douze années d’apprentissage du piano lui permettent de toucher à tous les styles de musiques. C’est ainsi qu’il sort en 2003, avec une casquette de producteur et de chanteur du groupe String Color, le titre « Ragga String » . Ce tube lui permet de vendre des milliers d’albums à la Réunion et d’être approché par Universal qui écoule en 2004, après moult négociations contractuelles, plus de 125 000 singles sur le marché métropolitain. François Dals se concentre alors sur la musique réunionnaise et compose une centaine de ségas enjoués regroupés sur 7 albums vendus à plusieurs milliers d’exemplaires. Il fait de ses prestations scéniques une priorité, avec l’ambition de faire danser la Réunion lors de soirées privées ou de podiums. Son succès sur l’île comme dans le reste de l’Océan Indien – plusieurs de ses morceaux sont des tubes aux Seychelles - témoigne de la popularité de sa musique et de son personnage.
Plus d’infos- www.francoisdals.com - Contacts : 06 92 60 72 80

  • SEGA¨EL

A seulement 24 ans, SEGA¨EL est une des représentantes les plus actives du « séga love » réunionnais. Née dans une famille de musiciens, la jeune ségatière débute sur scène à l’âge de 6 ans avec le groupe familial. Baignée par les airs de séga mauricien, de malogué et de seggae - elle cite volontiers Cassiya, Aim a nou, Baster, Ousanousava, Na Essayé comme influences-, ce sont les chansons de Michou et de Kim D’Jamel qui la poussent à écrire ses propres compositions. Soutenue au départ par son père et le groupe Kalumé, SEGA¨EL prend peu à peu son envol et sort en auto-production son premier album « Mon look Séga » en 2004 qu’elle vend à plusieurs milliers d’exemplaires. Elle sera dès lors fortement sollicitée pour des prestations scéniques à La Réunion et en Métropole. Son deuxième album « Frisson Séga » est sorti en juillet 2009. Produit par KDM Family, cet album a été enregistré à l’Île Maurice avec la complicité artistique d’Alain Ramanisum et de Laura Beg. La musique de SEGA¨EL est empreinte des rythmiques mauriciennes et ses paroles font la part belle aux sentiments et aux tracas amoureux. Très attachée à sa relation avec le public, SEGA¨EL ambitionne de le conquérir en masse en valorisant son personnage et des prestations scéniques qu’elle effectue seule, sans orchestre.
Plus d’infos www.segael974.skyrock.com - Contacts : KDM Family : 02 62 53 46 08 ou au : 06 92 66 53 84

  • Dominique Barret

Auteur-compositeur, arrangeur et claviériste depuis le milieu des années 1980, Dominique Barret a connu la renommée en tant que chanteur en 1996 avec la sortie de son album « Maloyamour » chez Oasis. Au milieu des années 2000, deux albums à succès (« Po ou mamzel » et « Si ou di oui ») produits par Discorama, font de lui une véritable vedette. Accompagné par les Soul Pack (Guillaume Legras, Alain et Bob Técher, François Legros, David Smith, Harry Périgone), il a notamment collaboré avec la chanteuse mauricienne Meera Mohun, le chanteur français Guy Criaki et, plus récemment avec Clarice Técher. Grand admirateur de crooners tels que Al Jarreau, Georges Benson, Lionel Richie, Dominique Barret a su imposer son style musical qui mélange les rythmes réunionnais (séga principalement) avec les standards de la chanson de variété.
Plus d’infos : www.pagesperso-orange.fr/dobarret - Contacts : dobarret@wanadoo.fr

  • David Louisin

Instrumentiste, chanteur et, depuis peu, gérant de son propre studio (David Louisin Studio Production), David Louisin est un musicien sollicité par de nombreux groupes de séga locaux. Originaire de la Saline les hauts (Corbeil), il joue ou a joué depuis 2001 des claviers pour une petite dizaine de groupes locaux dont Frédéric Joron, Orage, Alambic, Manyan, Dial’s seggae, Exotik, Fankassim, Maguy Payet, Kormoran, Safari… Particulièrement attaché au séga populaire, il se lance en 2007 dans l’écriture et l’auto-production de son premier album (dont le titre phare sera « In larm »). La diffusion d’un clip sur Kanal Austral, des prestations sur les podiums musicaux de l’île, ainsi que l’animation de nombreuses fêtes privées (mariages, baptêmes, communions…) ont contribué à accroître la réputation de David Louisin qui a laissé son emploi de chauffeur de car et vit depuis de son studio (DLSP) et de ses activités d’instrumentiste et de chanteur.
Plus d’infos www.davidlouisin.com - Contacts : 06 92 61 18 11

  • Manyan

Manyan a été créé au début des années 90 et a sorti près de dix albums classés systématiquement dans le haut des hits parades. Le groupe s’est taillé une solide réputation sur les diverses scènes et podiums de l’île et a su fidéliser son public, notamment dans la région de Saint-Paul qui a vu naître ses premiers succès. La musique de Manyan est essentiellement composée de ségas piqués et de balades créoles. Cette formation haute en couleurs fait une large part aux ambiances festives et à des textes décalés et pimentés.
www.myspace.com/manyansega - Contacts : ARAC 06 92 55 62 29

  • Mustapha Badhi (Kdm Family)

Aux commandes de la société de production et d’édition Kdm Family, Mustapha Bahdi compte parmi les producteurs les plus influents en matière de séga réunionnais et mauricien. Après avoir produit en 1999 le premier album de Benjam intitulé « Liberté », qui fut un gros succès commercial, Kdm Family a depuis considérablement étoffé son catalogue avec des artistes réunionnais (Séga¨el, Mozaïk, Bihel Ivoula, Hervé Imbert…) et mauriciens (David Ramen, Laura Bèg, Jean Uranie…) En 2000, Mustapha Badhi devient ainsi le producteur d’Alain Ramanisum qui venait de quitter Cassiya et qui démarrait une carrière en solo. Il est depuis, avec Benjam, l’autre artiste phare de Kdm Family. Mustapha Bahdi produit et/ou distribue également à La Réunion de nombreuses références mauriciennes comme les disques de Zotsa ou certaines références de Harbour Music. Sa production s’inscrit dans une dimension régionale qui favorise les collaborations entre les artistes interprètes réunionnais et les musiciens et techniciens de studio mauriciens.
Contacts : badimus@hotmail.fr ou 06 92 66 53 84

  • Son’J

Situé dans les Hauts à Vincendo, à Parc à Mouton, le Studio SON’J a déjà réalisé une quinzaine d’albums. Il est géré par Johan Gigan, ingénieur du son et musicien multi-instrumentiste qui se produit également en tant qu’artiste sous le pseudonyme SON’J. Essentiellement consacrée aux musiques soleil en général, la production de Studio SON’J compte notamment Karen, Ker des îles, Sauva Sud et Lulu (séga), L.G.A. (ragga zouk), Le Man (reggae), mais aussi, pour le maloya, Mama Dolores.
Contacts : studio.sonj@live.fr ou 0692279359

  • Studio Tapaz

Dirigé par Samuel Cadet, le Studio Tapaz a été créé en 2004 à la Plaine Saint-Paul. Il a accueilli de nombreux artistes et de groupes de séga de l’Ouest, parmi lesquels Sens Unik, Dial’s seggae, Fankassim , Silence… Le tube récent de Titi et Exotik, « Bonbon banane », a été enregistré dans ce studio qui s’investit en outre dans la distribution d’albums. Le Studio Tapaz est ainsi au coeur d’un réseau de groupes en autoproduction qui peuvent par ce biais accéder à une certaine visibilité commerciale.
Contacts : Linsam974@gmail.com ou 0692843700

  • Klbas prod

Aujourd’hui à la tête de Klbass Production, Dominique Maillot fut en 1997 à l’origine des premières fiestas mauriciennes dont le succès ne s’est pas démenti depuis. Après onze éditions le concept -réunir des anciens et des têtes d’affiche du séga mauricien - fonctionne encore très bien puisque la dernière édition a fait salle comble autant au Théâtre de Saint-Gilles qu’à la salle Guy Agenor de La Plaine des Palmistes. Klbass s’investit par ailleurs depuis 2006 dans la production et la distribution phonographiques et compte notamment parmi son catalogue Clarice Técher, Jean-Paul Hamilcaro et Manu K.Dé (neveu de Dominique Barret)
Contacts : klbass@hotmail.fr

  • Mirage

Après avoir connu le succès avec le groupe Mirage (« Séga poto », « Si lé gadiamb ») dans les années 1990-2000 chez Discorama Production, Patrick Niamdila s’est lancé dans l’autoproduction (Mirage Prod) et l’enregistrement en « home studio ». Le dernier album de Mirage (« tcheck mon séga ») a ainsi été réalisé « à la maison » ainsi que d’autres albums auxquels Patrick a participé : Cliff Azor, Jimmy Caz, Selio. Le groupe Mirage donne par ailleurs des concerts en soirées privées, en discothèque et sur les podiums en n’hésitant pas à rassembler l’écurie du label.

Dossier réalisé par G.S. & M.M.

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