Instrumentation

Percussions utilisées à La Réunion

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  • Publié le 9 novembre 2009

Ces descriptifs ont été réalisés par le très regretté Eric Villaume.

Le “Bobr” (Bobre)

Autre Nom : “Bob”- “Sonbrér”. Autrefois, surtout utilisé par les conteurs, il est aujourd’hui dans le Maloya, la voix de cet esclave qui murmure sa complainte. "

- Famille : Cordophone (Arc musical)
- Origine : Afro-Malgache
- Matériaux : L’arc est réalisé dans un bois dur et souple (Zavoka marron, bwa d’liane etc…) le résonateur est quant à lui, réalisé avec une calebasse.
- Technique de jeu : Le musicien joue debout. Il maintient l’Arc d’une main (au dessus du résonateur) et frappe la corde de l’autre à l’aide d’une fine baguette appelée “Batavek”, cette main tient également un petit Hochet avec manche appelé “Kaskavèl”, “Kavia” ou “Kavir”. Le musicien effectue des variations de son en ouvrant ou fermant le résonateur (en appuyant l’ouverture de la calebasse sur le ventre), et en jouant avec la vibration de la corde à l’aide d’un doigt, d’un petit caillou ou d’une pièce métallique tenue par la main qui porte l’Arc. D’autres sons peuvent être obtenus en frappant le bois de l’arc ou le résonateur, avec le “batavèk”.
- Dimension : (Modèle présenté) : Hauteur 150 cm.
- Accessoires : “Batavèk” (baguette) - “Kaskavèl” (Hochet) - “Tigalé” (petite pierre ou piéce de monnaie).


Le “Jenbé” (Djembé)

" Instrument très en vogue, il apparaît à la Réunion dans les années 80. "

- Famille : Membranophone (Tambour en gobelet).
- Origine : Afrique de l’Ouest
- Matériaux : A la Réunion les fûts sont taillés dans des troncs de jacquier, de Tamarin, de bois noirs etc…
- Technique de jeu : Percussion digitale. Le musicien joue debout et maintient l’instrument à l’aide de sangles.
- Dimension : (Modèle présenté). Diamètre 34 cm, hauteur 60 cm.
- Accessoire : quelques sonnailles peuvent être placées sur le pourtour de la membrane (simple plaque métallique munie d’anneaux sur le bord).


Le “Matalon” (matalon)

Nom Tamoul : Matalam – maddalam

- Famille : Membranophone (Tambour en tonneau)
- Origine : Inde du Sud
- Matériaux : sculpté dans un bois dure (jacquier, tamarin etc…) Membranes : peaux de chèvres.
- Technique de jeu : Maintenu à la hauteur du ventre par une sangle sur les épaules, le musicien frappe les membranes avec les mains uniquement.
- Dimension : (Modèle présenté) Longueur : 60 cm. Petit diamètre : 18 cm, grand diamètre 22 cm.
- Accessoires : On y retrouve, à l’intérieur le " tétinin " comme pour le morlon.


Le “Morlon” (Morlon)

Nom Tamoul : Koil Molam

- Famille : Membranophone (tambour cylindrique)
- Origine : Inde du Sud
- Matériaux : Le fût est principalement sculpté dans un tronc de jacquier. Membranes : peaux de chèvres.
- Technique de jeu : Maintenue à la hauteur du ventre par une sangle sur les épaules, le musicien frappe une membrane avec une main, et l’autre à l’aide d’une baguette.
- Dimension : (Modèle présenté). Longueur : 50 cm - Diamètre : 30 cm.
- Accessoires : un " goundou " (pièce de tissu ou autrefois " fil soka " qui entoure les cordelettes d’assemblage et permet de regler la tension des membranes), le " tétinin " (sorte de dote que l’on paie au tambour : il s’agit d’une graine de palmier d’Arek (pak) et d’une pièce de monnaie que l’on dépose à l’intérieur du tambour au cours de sa fabrication). On place également à l’intérieur des tambours " fermés " (tambours à deux peaux, timbales) un petit morceau de camphre pour protéger les peaux des parasites.


Le “Oulké” (Oulqué)

Autre Nom : “Bobine” ou “pembé” Nom Tamoul : Ouroulkai

- Famille : Membranophone (Tambour en sablier à tension variable)
- Origine : Inde du Sud
- Matériaux : Le support qui est généralement en bois peut-être également métallique. Membranes : panse de chèvre ou crépine de bœuf (le saou). Un timbre en nylon est généralement placé sur une des membranes.
- Technique de jeu : Le musicien tient dans une main l’instrument à l’aide d’une pièce de tissus (pompon) qui entoure les ficelles d’assemblage des membranes. Il peut ainsi par une simple pression des doigts, régler la tension des membranes. Il frappe une membrane du bout des doigts de l’autre main.
- Dimension : (Modèle présenté) longueur 20cm , diamètre 13cm


Le “Pikér” (Piqueur)

" Il accentue la syncope du rythme ternaire, et apporte au Maloya cette cadence qui lui est si particulière. "

- Famille : Idiophone (Tambour de bois).
- Origine : Diverse
- Matériaux : Bambou ou autrefois “Kèr Soka” (coeur d’une agave appelée Choqua).
- Technique de jeu : le musicien frappe le bambou à l’aide de deux baguettes.
- Dimension : Au choix du musicien. L’instrument se compose d’un ou plusieurs bambous.
- Accessoire : L’instrument peut reposer sur un pied, afin de jouer debout. Deux baguettes de bois dur (goyavier, bois de rempart, etc.).


Le “Roulér” (Rouleur)

Autre Nom : “Oulér ” " Il est la basse et la base du Maloya. Il a une puissance de son qui pénètre celui qui l’écoute, il est le coeur du Maloya. "

- Famille : Membranophone (Tambour en Tonneau).
- Origine : Afro-Malgache.
- Matériaux :Tonneau réalisé en bois d’Afrique (Iroko, Sapelli, Dibétou, etc..). Membrane : Peau de boeuf.
- Technique de jeu : Le joueur est assis à califourchon sur le tonneau et frappe la membrane des deux mains.
- Dimension : (Modéle présenté), diamétre 44 cm, longueur 70 cm.
- Accessoires : “Kal” (cale),“Pat” (patte) ou " santyé " (chantier) pied sur lequel repose l’instrument.


Le “Sati” (Sati)

" Cet instrument rudimentaire, exprime dans le Maloya le cri de la misère qui appelle à la révolte. "

- Famille : Idiophone.
- Origine : Diverse.
- Matériaux : simple bidon en fer blanc, feuille de tôle roulée ou pliée en forme de caisse.
- Technique de jeu : Le musicien frappe l’instrument à l’aide de deux baguettes.
- Dimension : Au choix du musicien.
- Accessoires : Le musicien peut utiliser un pied afin de jouer debout. Deux baguettes de bois dur (goyavier, bois de rempart, etc.)


Les “Tabla” (Tabla)

" Instruments d’accompagnement majeur de la musique hindoustani. Deux ou trois groupes seulement les ont intégrés dans le Maloya. "

- Famille : Membranophone (Timbale)
- Origine : Inde du Nord
- Matériaux : Un fût en bois, le “Tabla” l’autre en métal le “Dagga”. Membranes : peaux de chèvres munies d’un emplâtre fait d’un mélange de riz cuit et de poudre métallique.
- Technique de jeu : Percussion digitale, le musicien est assis sur le sol.
- Dimension : (Modèle présenté). Le “Tabla” - hauteur 26 cm - Diamètre 13 cm. Le “Dagga” - Hauteur 24 cm - Diamètre 24 cm.


Le “Tanbou” (Tambour)

Autre nom : " Tanbour Malbar " (tambour malabar) Nom Tamoul : Para Molam - Nom Télégou : Tapou

- Famille : Membranophone (Tambour sur cadre)
- Origine : Inde du sud
- Matériaux : Peau de chèvre tendue sur un cercle métallique
- Technique de jeu : Le musicien maintient l’instrument sur le côté à hauteur du ventre à l‘aide d’une sangle passée sur l’épaule, et frappe la membrane avec deux baguettes.
- Dimension : C’est généralement un cercle de 50 cm de diamètre sur 3cm d’épaisseur.
- Accessoires : le " kouti " (fine baguette de bambou), le " bagèt " (baguette plus courte et plus épaisse en bois de filaos ou de goyavier).


Le “Tanbourvouv” (Tambour-vouve)

Autre Nom : “Tanbourlon” (Tambour long) " Cet instrument dont on connaît l’existence au 19e siècle a complètement disparu de la Réunion. L’Atelier du Tambourier, l’a relancé à partir des années 90. Hélas, de par son encombrement, beaucoup de musiciens lui préfèrent des instruments plus facilement transportables comme le “Djembé” . "

- Famille : Membranophone (Tambour conique)
- Origine : Afrique
- Remarques : les " tanbourvouv " se jouent le plus souvent par trois, avec chacun une tonalité différente.
- Matériaux : Le Fût, est réalisé dans un bois dense et sonore. La membrane est une peau de vachette, de veau ou de chèvre selon le timbre désiré.
- Technique de jeu : Percussion digitale. L’instrument qui repose au sol, se tient obliquement entre les jambes du musicien. Il est maintenu grâce à une sangle placée autour de la taille du musicien.
- Dimension : (Modèle présenté) Diamètre 30 cm, Hauteur 110 cm


Les “Tanbour Malbar” (Tambour Malabar)

" Ces instruments sacrés toujours utilisés dans les cérémonies religieuses Tamoules sont utilisés dans le Maloya depuis les années 90. Même si l’utilisation profane de ces instruments ne plaît pas à tous, elle est dans l’ensemble assez bien acceptée dans la communauté Tamoule. Quelques idiophones accompagnent également ces instruments. Les “tarlon” (Cymbalettes), les “dial” (petites cymbales) ou encore les “Mani” (clochettes avec manche) et les grelots (bracelets de cheville)".


Le “Timba” (Time-ba)

Autre Nom : “Timbila” (Time-bila) " Tout comme le “Tanbourvouv”, cet instrument a entiérement disparu du paysage Réunionnnais. Même si l’Atelier du Tambourier fabrique aujourd’hui cet instrument, rares sont les groupes de Maloya qui l’utilisent . "

- Famille : Idiophone (xylophone)
- Origine : Afrique
- Matériaux : Planchettes de bois dur qui reposent sur un support éphémère, tronc de bananiers.
- Technique de jeu : Le musicien frappe les planchettes à l’aide de deux baguettes.
- Dimension : En fonction du musicien et du nombre de notes désirées. L’Atelier du Tambourier réalise également cet instrument sur un support fixe muni de résonateur (calebasse). Exactement comme le “Bala” d’Afrique de l’Ouest.


Les “Tumba” (Toumba)

" Ce sont elles qui ont remplacées le “Tanbourvouv” disparu. On les voit alors dans le Maloya à la fin des années 1970. "

- Famille : Membranophone (Tambour en tonneau)
- Origine : Afro-Cubaine
- Matériaux : Le tonneau est réalisé dans un bois dense (Iroko, Sapelli, Chêne, Tamarin etc.)
- Technique de jeu : Percussion digitale. Le musicien peut choisir de jouer assis ou debout si l’instrument repose sur un pied.
- Dimension : (Modèle présenté). D’une hauteur de 80 cm, le “Tumba” à un diamètre de 33 cm, le congas un diamètre de 29 cm et le quinnto un diamètre de 26 cm.


Le "Kayamb"

Il se nomme "chikiste" au Mozambique, "raloba" à Madagascar, "kayamba" au Kenya, "mkayamba" à Mayotte ou encore "maravanne" à Maurice.
- Famille : idiophone (hochet en radeau)
- Origine : Afrique de l’Ouest
- Matériaux : Les tiges de fleurs de cannes à sucre sont clouées ou fixées par une traverse (végétale ou en peau animale) à un réceptacle contenant des graines ("safran maron")
- Technique de jeu : Le musicien secoue l’instrument horizontalement (dans le sens de la longueur) de manière à obtenir un raclement caractéristique.
- Dimensions : L’instrument est rectangulaire. En général sa hauteur est de 50 cm pour une largeur de 35 cm et une épaisseur de 2 cm.

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