Fiches

Le booking, la scène et l’artiste

Réagir
  • Imprimer Email Facebook
  • Publié le 28 juin 2010

Le marché du spectacle vivant a suscité de nombreux espoirs lorsque le marché du disque a commencé à s’effondrer. En cette année 2010, le chiffre d’affaires des concerts est supérieur à celui des ventes de disques.

Les transformations du marché

  • licenciement dans les maisons de disques
  • stratégie 360 ° des maisons de disques : elles ont développés des stratégies prenant en compte la totalité de la carrière de l’artiste : édition, management, booking.
  • -es bookers ont aussi fait le pari du développement d’artistes même s’ils le faisaient depuis longtemps : par ex : produire le disque d’un artiste qui n’en avait pas.
  • apparition de grosses structures type live nation (15 % du marché mondial) : Ces structures possèdent des salles (la moitié des salles privées de Belgique pour live Nation et la totalité des Arenas), des moyens de promotion (pub, médias…) et travaillent en autonomie et avec une puissance de frappe très différente des bookers indépendants.

Au croisement de plusieurs logiques, l’économie du live s’est gonflée artificiellement grâce à une augmentation du prix des places et à quelques têtes d’affiches (Johnny H., Indochine Polnareff…). "Le marché du spectacle vivant en France reste cependant l’équivalent du CA d’un hypermarché."

Le rapport entre le tourneur et l’artiste

  • Deux logiques

La logique d’un artiste et celle d’un tourneur ne sont pas les mêmes. Le premier cherche à rentabiliser son activité, le second à se développer. Il faut donc que l’artiste se développe au début tout seul ou avec un manager : trouver des dates, produire son disque, faire sa promotion. Celà passe par le fait de solliciter des réseaux et des échanges réciproques. ex : organiser une tourne à La Réunion pour un groupe qui en montera une en métropole pour le groupe réunionnais. Ce dernier exemple est très fréquent dans les milieux du rocl indé, du métal, du jazz… Deux idées fortes : DO it yourself + mutualisation

  • Donner des garanties

"Le tourneur vient souvent à la rencontre du succès" cad qu’il a besoin de plusieurs garanties avant de s’engager avec l’artiste :
- une proposition artistique valable
- une connexion avec le public démontrée et potentielle
- des preuves de succès : ventes de disques, concerts remplis…
- une structuration professionnelle performante = partenaire
- une configuration économique de projet viable : pas trop de monde sur la route
- un engagement de l’artiste sur le long terme cad la pérennité - une actualité : promotion, disque…

La rémunération du tourneur se fait sur la vente à hauteur de 15 à 25 % du montant prévu par le contrat de cession. Le reste rémunère l’artiste et le manager par un % perçu par ailleurs sur tous les revenus : souvent 10%.

Pour les artistes en développement, il est conseillé à l’artiste de continuer à chercher des dates mais de confier au booker le soin de conclure les contrats. celà permet de renforcer la collaboration entre les 2.

Le succès avec un tourneur

Les tournées sont souvent le fait du tourneur et répondent à une alchimie difficile à controler. Pour fonctionner, la proposition artistique vendue par le tourneur doit convaincre :

  • les réseaux professionnels : smacs, médias, éditeurs, festivals… En la matière, un networking intelligent est plus efficace que du matraquage.
  • le public : c’est une des clés du succès et la force d’un groupe : la capacité à déplacer des foules.

Note : cet article est un compte-rendu de la rencontre "muzikozman" qui s’est tenue le jeudi 24 juin au PRMA avec Jean Luc Mirebeaul. Il ne constitue pas un résumé exhaustif de cette intervention mais trace les lignes essentielles du débat. MM

vos réactions


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.